S’affranchir du regard des autres en 5 étapes

En quoi est-ce essentiel ?

S’inquiéter de ce que les autres pensent de toi est susceptible de te faire vivre un véritable enfer. Tu doutes de tout, n’oses plus être toi-même et te ruine ton estime personnelle, simplement sur des suppositions. Si toi aussi tu t’es déjà senti(e) mal à l’aise, car tu te sentais jugé(e)  ou même, que tu t’es déjà interdit de faire quelque chose, car tu avais trop peur de ce que l’on aurait pu penser de toi, que tu as l’impression que tout le monde te regarde ou que tu es embarrassé(e), voire angoissé(e) car tu te sens surveillé(e) jugé(e) en permanence. Tu as en toi cette peur de décevoir, d’être jugé(e), peur que l’on se moque de toi cet, article t’aidera. 

Le risque si tu n’agis pas est que tu te déconnectes totalement de la réalité. Tu vas constamment essayer de plaire à tout le monde en jouant un rôle et en t’oubliant, tout ça, pour ne pas que l’on te juge négativement (ce qui peut se remarquer et blazer ton entourage). Tu te mets en danger en te privant de ce qui te rend heureux(se) en plaçant l’avis d’autrui avant le tien. 

Dans cet article, tu vas apprendre à te défaire de cette emprise et réaliser que l’opinion des autres sur toi ne te concerne pas. Leurs opinions n’ont rien à voir avec toi et tout à voir avec eux, leur passé, leurs jugements, leurs attentes, leurs goûts et leurs peurs. Si tu lis attentivement cet article, tu en seras convaincu(e) à la fin de ta lecture !

D'où vient cette peur ?

Pour commencer, je te propose de revenir sur la source de cette peur et le mécanisme humain qui se cache derrière elle. Cela t’aidera à comprendre que tu n’es pas seul(e) à te soucier du regard des autres, que nous sommes tous, à un moment ou à un autre de notre vie, confrontés à cet engrenage et qu’il existe des solutions pour s’en libérer.

Tout vient du fait que nous sommes des êtres sociables. De nombreuses études ont révélé que les personnes proches de leurs amis, familles, communauté, avec qui ils partagent des moments et avec qui ils échangent sont plus heureux, en meilleure santé physique et vivent plus longtemps. Être entouré nous permettrait de nous sentir mieux, d’être plus heureux mais aussi d’avoir une meilleure santé. 

De ce fait, nous inquiéter de ce que pensent les autres pourrait être interprété comme une volonté de bien faire, de maintenir un bon niveau de lien social. En somme, garder une bonne image auprès des gens que l’on côtoie afin de pouvoir développer et entretenir de bonnes relations et ne pas se sentir exclu(e). Seul hic ! Nos proches ne sont pas censés nous aimer pour l’image parfaite et dans les normes que l’on souhaite renvoyer, mais plutôt, pour ce que l’on est réellement au fond de nous. 

Du coup, plus tu te concentres sur la peur du jugement des autres, moins tu seras toi-même, au risque de te perdre et de faire ressortir une personnalité stressée, irritable qui n’est d’ailleurs pas la tienne… En voulant bien faire et plaire, tu fais tout l’inverse (c’est le concept d’auto-sabotage) puisque le fait de te demander constamment si les autres t’aiment suffisamment peut susciter de l’anxiété et un sentiment d’insécurité, qui, à leur tour éloigne les autres de toi.

Tu t’enfermes dans un cercle vicieux, entraînant finalement une perte de respect de soi et un sentiment de rejet social. Bien souvent, cette peur peut s’installer après un événement marquant vécu comme une humiliation, une critique exprimée avec l’intention de blesser ou encore à la suite de relations toxiques (où le but du bourreau est de rabaisser continuellement et faire douter la victime pour mieux la manipuler).

Voici les 5 étapes qui te permettront de t'affranchir du regard des autres

Étape N°1

Fais de ton mieux

La première façon de briser ce cercle vicieux est de toujours agir consciemment en faisant de son mieux. Ainsi, tu assumeras plus facilement qui tu es et tu éviteras les regrets et la culpabilité inutile.

Lorsque tu prends une décision, que tu choisis un vêtement ou que tu prononces une parole, lorsque tu agis tout simplement, sois sûr(e) de toujours faire de ton mieux, c’est-à-dire de prendre le temps de donner une raison à tes actions « je le fais, car je pense que c’est la meilleure façon de … »

Faire de ton mieux, c’est t’assurer un bon niveau de satisfaction envers toi-même : puisque tu as donné ce que tu pouvais à ce moment-là, tu n’as pas à t’en vouloir si tu échoues. Lorsque tu fais de ton mieux tu t’autorises à faire des erreurs et donc à essayer en soit d’accepter d’être vulnérable.

Remarque : Ton “mieux” ne sera pas toujours au même niveau. Parfois, ton mieux s’approchera de l’excellence, parce que tu auras plein d’énergie et que tu seras ultra-motivé(e). Parfois, ton mieux relèvera du pas terrible, parce que ce n’est pas le bon jour, que tu es fatigué(e) ou que le défi est trop grand. Et parfois encore, faire de ton mieux c’est tout simplement appuyer sur pause et t’économiser. Tout est question d’équilibre.

Si tu ne le sais pas encore, ce premier conseil est inspiré des 4 accords Toltèques Dans ce livre, Don Miguel Ruiz révèle la source des croyances limitatrices qui nous privent de joie et créent des souffrances inutiles. Il aide à prendre la voie de la liberté personnelle et ainsi vaincre la peur, la haine et le jugement.

Étape N°2

Raisonne-toi

La meilleure façon de s’immuniser contre le regard des autres est de relativiser. Non les autres n’ont pas “que” des pensées/paroles négatives envers toi (et heureusement !)

Bien que l’on vive dans une ère numérique où le but est d’avoir le plus de likes et de followers pour se sentir validé(e), la plupart des gens sont bien trop occupés par leurs propres problèmes pour émettre un jugement qu’il soit négatif ou positif à ton égard.

Ensuite, impossible de lire dans les pensées des autres (si tu sais comment faire n’hésite pas à me partager le tuyau). Le monde est bien trop complexe pour que l’on puisse deviner les pensées ou intentions des gens, alors à quoi bon faire des suppositions ? Te sentir mal et déprimer face à quelque chose que tu ne contrôles pas ? Dommage non ?

Regarde-toi, considère que tu es comme la plupart des gens et pose-toi les bonnes questions. Passes-tu ton temps à juger les gens méchamment ? Non ? Voilà, c’est pareil pour eux. Et, au fond, si cette personne pense vraiment du mal de toi, en quoi c’est ton problème ?

Tu ne peux pas plaire à tout le monde et c’est comme ça. De ton côté, tu ne portes pas tout le monde dans ton cœur et c’est OK ! Ce que pense untel de toi ne définit pas qui tu es. Tu es la personne la mieux placée pour savoir ce que tu vaux. Alors ne laisse pas des inconnus te dicter ta conduite !

« Souciez-vous de ce que pensent les autres et vous serez toujours leur prisonnier » Lao-Tseu

Étape N°3

Apprends ou Réapprends à t'aimer

Si tu veux t’affranchir de l’influence du regard des autres sur ta vie, tu devras travailler sur ton estime de soi. Une mauvaise estime de soi peut t’amener à fonder l’estime que tu te portes sur les paroles et les actions des gens qui jalonnent (et ont jalonné) ta vie.

N’oublie pas que dans « estime de soi » il y a « soi ». Il peut être difficile d’éteindre la voix des autres dans ta tête et de te concentrer sur le son de tes propres pensées, et c’est une étape importante dans la construction de l’estime de soi.

Lorsque tu commenceras à reconnaître ta voix comme celle qui décide de la direction que prennent tes pensées et tes actions, ton estime personnelle grandira. Pour cela, apprends à te connaître et à t’aimer telle que tu es avec tes qualités et tes défauts. Si tu es moins sévère envers toi-même, que tu t’accordes le droit à l’erreur et acceptes tes imperfections, le regard des autres te paraîtra immédiatement moins hostile.

Si tu ne sais pas par où commencer, retrouve en cliquant ici notre carnet d’exercices à télécharger gratuitement pour retrouver une bonne estime de soi.

Étape N°4

Ne prends pas tout personnellement

Rien de pire qu’une mauvaise interprétation quand on est déjà fragilisé(e) par cette peur du jugement, pour nous stopper net dans notre lancée. Malheureusement, beaucoup d’entre nous communiquent mal sous le coup de l’émotion. Il faut discerner ce qui est intentionnel ou non, et aussi, prendre en compte le contexte dans son ensemble.

Une personne peut être négative, désagréable voire décourageante, juste parce qu’elle-même ne va pas bien. Il ne s’agit pas d’excuser les mauvaises paroles, mais de les remettre à leurs propriétaires.

Cette colère, cette mauvaise foi ou quoi que ce soit, ça ne t’appartient pas et n’a rien avoir avec toi, mais tout à voir avec cette personne et sa vision sur le moment.

Tu pourrais te tenir devant une vingtaine de personnes et parler de n’importe quel sujet. Certains détesteront ta manière de parler, d’autres adoreront. Certains penseront que tu n’as rien dans la tête et d’autres adoreront ce que tu as à dire. Certains t’oublieront dès leur départ, d’autres se souviendront de toi pendant des années.

Certains te détesteront parce que tu leur rappelles une personne qu’ils détestent. D’autres ressentiront de la compassion envers toi parce que tu leur rappelles un être cher. Certains comprendront parfaitement ce que tu as à dire, et d’autres interpréteront mal tes propos.

Chacun d’eux obtiendra exactement le même “Toi”. Tu auras fait de ton mieux à ce moment-là. Mais leurs opinions sur toi varieront. Et cela n’a rien à voir avec toi et tout à voir avec eux !

Étape N°5

Suis ton propre chemin

Vivre la vie que nous voulons, signifie faire des choix qui vont parfois à l’encontre des attentes de nos familles, communautés ou cultures – et faire face à la stigmatisation, à l’isolement et à l’incertitude en conséquence. Mais prendre la route la moins fréquentée présente de nombreux autres avantages. Voir les choses sous cet angle peut nous aider à prendre des commentaires blessants moins personnellement et à accroître notre empathie.

Effectivement, cela peut ouvrir de nouvelles possibilités de connexion avec ceux qui nous ressemblent vraiment. Suivre ton cœur peut également être une source d’inspiration pour les autres. Prendre une route qui te ressemble t’éloignera de certaines choses, mais te rapprochera souvent de ce qui te correspond le mieux.

Lorsque tu suis ta propre route, tu te donnes la liberté d’être vraiment qui tu es. Il n’y a rien de fondamentalement inauthentique dans un style de vie conventionnel, mais ce n’est pas pour tout le monde. Lorsque nous vivons des vies qui ne correspondent pas à ce que nous sommes, nous souffrons psychologiquement –  de nombreuses recherches suggèrent que l’expression de soi authentique est une composante vitale du bien-être, même si elle nous distingue des autres. Nous ferions encore mieux de perdre des amis si cela signifie que nous pouvons être plus vrais envers nous-mêmes.

Lorsque nous adoptons des chemins de vie alternatifs, nous contribuons à rendre ces chemins plus acceptables – et accessibles – pour les autres. Par exemple, une étude a révélé que les personnes homosexuelles et bisexuelles ont déclaré être plus à l’aise pour sortir et être fières de leur identité, en partie en raison de l’exposition de modèles positifs dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Il n’y a pas de honte à suivre un chemin emprunté par beaucoup de gens, mais si tu cherches quelque chose de plus, il y a beaucoup d’autres routes à explorer et de nombreuses bonnes raisons de t’y engager.

Prêt(e) à te libérer de ce fardeau ?

C’est en prenant conscience que chaque chemin est différent et que chacun voit la vie selon son vécu, ses peurs et ses envies que tu pourras arrêter de te soucier du regard des autres ; et de t’en libérer. Une fois que tu auras vraiment compris à quel point les autres n’ont pas l’intention de vivre ta vie à ta place, tu verras le monde différemment et cette liberté sera comme respirer pour la première fois.

Pour t’entrainer, aie le réflexe de questionner les personnes quand un sentiment négatif t’envahit, ainsi tu seras fixé et pourra même te défendre si tu en ressens le besoin.